Fichiers raw

Par Pascal Chevallereau 

Plan de l'atelier

  1. Comprendre le format RAW
  2. Pourquoi travailler en format RAW ?
  3. Prise de vue en format RAW
  4. Mode opératoire avec Camera Raw
  5. Bibliographie

1. Comprendre le format RAW


Certains boîtiers haut et moyenne gamme proposent la sauvegarde des images dans le format RAW, c'est à dire littéralement « cru » mais en français nous dirons plutôt « brut ». Il s'agit d'un fichier contenant les données « brutes » du capteur.

Le capteur photographique 
Le capteur photographique est formé d'alignements d'éléments appelés "photosites". Les colonnes et rangées de ces photosites composent la "matrice" du capteur, ils réagissent à la lumière qu'ils reçoivent et la transforment en charge électrique.
capteur photographiqueCes photosites sont sensibles à l'éclairement reçu mais ont la particularité de ne pas différencier les couleurs. C’est pourquoi la matrice est recouverte d'une mosaïque de filtrage, dite "de Bayer", dédiant chaque photosite à une couleur précise parmi les trois primaires utilisées (RVB). Ceci à raison de deux Verts pour un Bleu ou un Rouge. En résumé, 50% des photosites reconnaissent le vert, les deux autres couleurs se partagent le reste.







Matrice de BayerGrâce à un filtre  de Bayer, constitué de cellules colorées des couleurs primaires, chaque photosite ou pixel du capteur ne voit qu'une seule couleur : rouge, vert ou bleu. Sur chaque  groupe de 4 photosites on en trouve un pour le bleu, un pour le rouge et deux pour le vert. Cette répartition correspond à la  sensibilité de notre vision.

Le traitement automatique du boîtier

Traitement automatique du boitier

  1. Du capteur, sont extraites des informations analogiques qui vont être plus ou moins amplifiées, pour faire cadrer sa sensibilité native de 30-40 ISO avec celles - plus cohérentes - exigées par l'utilisateur : 100, 200, 400, etc. iso. Ces signaux analogiques sont numérisés.
  2. Le dématriçage consiste, à partir des données de chacun des photosites monochromes composant le capteur numérique, à reconstituer les valeurs RVB (Rouge Vert Bleu) de chaque pixel composant l'image.
  3. On applique une sorte de calibrage à l'image ainsi formée, en partant de profils génériques liés aux facultés visuelles humaines. Les données sont modifiées en appliquant un traitement des seuils maximums des hautes et basses lumières et les profils choisis par l'utilisateur ou les automatismes. À savoir la température (balance des blancs), l’espace colorimétrique (sRGB ou Adobe RGB), la saturation des couleurs, le contraste, le contrôle de netteté, etc. À ce stade l'image dispose toujours de la profondeur de couleur "native" du capteur: 12 à 14 bits par couche.
  4. Le JPEG est un format de compression à perte, qui élimine donc des informations, mais un des points forts de JPEG est que son taux de compression est réglable.
  5. Les données sont enregistrées sous forme de fichier JPEG en 8 bits par couche dans la carte mémoire du boitier.
  6. Les données sont enregistrées sous forme de fichier RAW dans la carte mémoire du boitier.

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